De file en fils n°6

Edition de Juin 2006

S o m m a i r e

Page 1……Impression d’usager… Page 2…… Violences sociales, violences institutionnelles : à propos d’un cas clinique. Page 3…… De l’enthousiasme comme vertu naïve et curative. Page 4…… 4e journée de l’association SERPSY Le coin des textes officiels Pour aller plus loin…

Voilà, je viens de terminer la lecture des articles que nous avons retenus en comité de pilotage et je me sens fier. Fier, en tant que soignant, d’appartenir à cette « bande d’illuminés » qui y croient encore. La situation de la psychiatrie est certes précaire, souvent menacée même, mais je ne peux étouffer en moi ce sentiment de fierté devant l’enthousiasme des équipes qui loin de se figer dans la résignation, continuent d’inventer en espérant. La notion de honte abordée dans l’un des articles souligne combien il est important d’examiner la nature de ses propres affects avant de commencer à mettre en place la « fameuse » prise en charge adressée au malade. Plus encore à travers l’expérience d’une unité mobile, il est possible de rencontrer celui qui souffre sur un territoire où rien n’est encore décidé. Mais là, personne ne peut tricher. Chacun a ainsi l’opportunité de s’approprier ce que l’autre apporte pour donner naissance à une relation inaugurale de la mise en place du soin. Enfin nous verrons que grâce à la création des groupements d’entraide mutuelle (GEM), l’objectif thérapeutique peut être réellement atteint. En effet, les patients parviennent à mettre en ordre de marche leur désir de vivre tout simplement sans avoir un recours systématique aux équipes soignantes. Décidément, et au risque de me répéter, comme cela peut rendre fier parfois d’être soignant ! Alain ROTGE

Modifié le jeudi 13 juillet 2006