Environnement et Santé (logo)Environnement et Santé

Le rôle de l’environnement comme élément déterminant de l’état de santé de la population est maintenant reconnu.

Dès les années 70, la prise de conscience collective de l’importance des interrelations permanentes entre l’homme et son environnement physique ou social a conduit le ministère chargé de la santé à mettre en place des équipes spécialement formées pour assurer une mission générale de prévention de la santé face à ces risques particuliers.

Des activités "traditionnelles"…

Les premiers champs environnementaux sur lesquels a été exercé un contrôle sanitaire par les pouvoirs publics ont notamment concerné les facteurs de risque par ingestion, inhalation ou contact : …mais des métiers en constante évolution. Plus récemment, en raison notamment de la pression sociale (1) et de l’amélioration des connaissances, de nouveaux champs d’intervention ont été investis : ESB (vache folle), OGM, Champs électromagnétiques, téléphonie mobile, … Ces "nouveaux" risques ont ceci de commun que leur compréhension est souvent limitée par des lacunes ou des incertitudes scientifiques et techniques. De plus, leurs effets sont généralement différés (jusqu’à plusieurs décennies). La prise de décision fait alors appel à des notions elles aussi récentes :

nouveaux outils d’aide à la résolution de problèmes :

démarche d’évaluation des risques..

- nouveaux concepts : principe de précaution ( il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir des certitudes scientifiques pour commencer à s’occuper d’un problème ), principe pollueur/payeur, principe d’action préventive et de correction à la source, principe de participation….

(1) On notera à ce sujet le caractère sélectif de l’acceptation sociale du risque qui conduit par exemple le fumeur à accepter et assumer un risque avéré, et par ailleurs au refus d’autres risques (exple le risque thérapeutique) considérés comme inacceptables au nom du mythique « risque zéro » des professionnels motivés, La filière santé-environnement, forte de plus de 1500 agents répartis en DDASS, DRASS et administration centrale (Direction Générale de la Santé), est composée de personnels de catégorie A (ingénieurs du génie sanitaire et ingénieurs d’études sanitaires), catégorie B (techniciens sanitaires) et catégorie C (adjoints et agents sanitaires).

Dans un souci permanent de préservation et d’amélioration de la santé des populations, ils exercent tout d’abord une mission de vigilance sanitaire par la surveillance de la qualité sanitaire des ressources et milieux de vie (recueil de données analytiques, à comparer à des limites de qualité, observations de terrain..), ainsi que la surveillance de l’état de santé des populations (registres de pathologies, consommation de médicaments, plaintes..).

 Lorsqu’un problème est détecté, les risques sont alors analysés ( identification des dangers, étude des facteurs de risque, évaluation des expositions…). Cette phase d’évaluation des risques précède la prise de décision et l’engagement d’actions par les responsables.

 Il va de soi que ces interventions ne sont pleinement efficaces que si elles s’inscrivent dans une démarche plus générale de prévention (par exemple, prise en compte des objectifs sanitaires dans les politiques d’aménagement et d’équipement), d’information et de sensibilisation.